Comptes économiques du Mali 1999-2013
« Les comptes économiques du Mali » constituent une publication annuelle de l’Institut Nationale de la Statistique. Les comptes économiques du Mali sont élaborés selon la méthodologie du « PIB plus comparable ». Le PIB plus comparable est une méthodologie harmonisée d’élaboration des comptes nationaux mise en place par AFRISTAT dans tous les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA).
Les comptes économiques du Mali présentent le PIB nominal et le PIB réel en ressources et en emplois selon les différents secteurs d’activité et les différentes utilisations. Ils font apparaître en outre le taux de croissance réel de l’économie et les taux de croissance sectoriels.
Évolution de la croissance économique malienne
La croissance économique est ressortie en variation annuelle moyenne de 4,5% entre 1999 et 2013. Sur la même période, le PIB nominal a connu une augmentation moyenne de 8,5% ; contre une évolution du PIB réel de 4,5% par an. Le taux de croissance réelle de 1999 à 2013, montre une évolution contrastée avec des années de récessions comme 2012 où la croissance s’est située à -0,8% et des années de croissance inférieure à 5% concernant plus d’un tiers de la période et enfin des années de forte croissance avec plus de 15% en 2001.
Diminution de la part des secteurs primaire et tertiaire dans le PIB de 33% et 36 %
Par contre, le secteur secondaire progresse de 18% à 26%. Cette progression s’explique par la bonne marche de la production d’or et la branche de textile. Avec la mise en place des subventions et le bon niveau de la pluviométrie, la situation s’est améliorée au niveau du secteur primaire dès la seconde moitié de la période.
Les secteurs primaire et tertiaire sont essentiellement dominés par les principales branches économiques qui contribuent beaucoup dans le PIB. Il s’agit entre autres de l’agriculture et l’élevage pour le primaire, métallurgie et fonderie pour le secondaire ainsi que le commerce et l’administration publique pour le tertiaire. Le secteur informel contribue pour près de 55% du PIB et représente près de 98% du secteur primaire, 66% du secteur tertiaire et seulement 22% du secondaire.Cela montre une pré- dominance du secteur informel dans notre économie. Au niveau de la structure et de l’évolution des emplois du PIB, c’est la consommation finale des ménages qui domine les autres emplois du PIB avec en moyenne 72% sur la période. Quant au taux d’investissement, il a été en moyenne de 20% sur la période. En termes de croissance, la consommation finale des ménages a progressé en volume en moyenne de 4,5%, la formation brute de capital fixe de 6,7%.
Impact de la révision sur la série PIB plus comparable
La structure de l’économie change légèrement entre les deux séries. En effet, si le poids du secteur tertiaire dans le PIB reste le même dans les deux séries (en moyenne 36% du PIB), le secteur primaire perd deux (2) points de pourcentage du PIB au profit du secteur secondaire dans la nouvelle série.
Le secteur primaire ressort en moyenne à 32% contre 34% dans le PIB plus comparable. Le secteur secondaire quant à lui, a été en moyenne de 22,5% contre 20,6% dans le PIB plus comparable. Le niveau du PIB a été majoré de près de 15,2% comme ci-dessus mentionné. Cette réévaluation a un impact sur certains critères de convergence notamment ceux qui sont exprimés en pourcentage du PIB. Cet impact sur les critères de convergence est différent selon qu’il s’agisse d’un seuil minimum à atteindre (pression fiscale) ou d’un seuil à ne pas dépasser (Solde budgétaire global, dons compris, taux d’endettement).Le ratio du solde budgétaire global passe de -2,5 % pour la série PIB plus comparable à -2,2% pour la nouvelle série en moyenne sur la période 2007 à 2013 soit une légère amélioration de 0,3 point de pourcentage La rénovation des comptes nationaux suivant les recommandations du SCN93 avec l’utilisation du Module ERETES comme outil d’élaboration de ces comptes a permis d’améliorer de manière significative le niveau et la qualité des différents agrégats macroéconomiques.



Bulletin KHI-DEUX N°14
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